Village lacustre de Ganvié

Ganvié est un village lacustre, situé sur le lac Nokoué au nord de Cotonou.

Surnommé « la Venise de l'Afrique », il regroupe quelques milliers de cases en bois, érigées sur des pilotis et compte aujourd'hui environ 30 000 habitants qui vivent tous de la pêche.

 

 

 

Son origine remonterait au XVIIIe siècle, à l'époque où des razzias esclavagistes ont poussé les populations de la région à venir se réfugier dans les marécages du lac afin d'échapper à un triste sort

 

                 

 

                                                               

Le village lacustre Ganvié se présente sous la forme d'un habitat groupe de cases sur pilotis entièrement construites en bois et matériaux végétaux, capables de résister aux intempéries de l'eau et aux aléas climatiques pendant des décennies.

D'attrait pittoresque, de valeur historique appréciable et d'une architecture très originale, Ganvié est le site touristique le plus visité dans la sous-région ouest africaine.

 Envahi par l'eau toute l'année, Ganvié est accessible uniquement par pirogues. La pêche reste et demeure l'activité principale source de revenus chez le lacustre appelé tofin ou homme de l'eau.

La zone d'exploitation et de protection de la lagune peut être comparée aux champs pour les populations habitant la terre ferme. Zone de prédilection de la pèche, on y développe la technique « acadja », véritable enclos ceintures de végétaux destiné à la pisciculture.

Le territoire lacustre s'étend sur la Basse So et son delta. C'est une vaste zone lagunaire ou l'environnement lacustre constitue un écosystème autonome.

Il constitue un village-refuge ou s'est développé une civilisation de lien à dimension écologique.

 

             

L'habitat palafitte est sur pilotis, structure en « concession lacustre » et comporte plusieurs constructions en bois aux toitures de chaume local tantôt rectangulaire ou présentant un aspect cônal. L'habitat physique correspond à des segments lignagers regroupés.

Dans les îlots semi-lacustres inondes en saison humide, les habitudes sont presque identiques pendant la crue qui dure environ 4 mois dans l'année. Pendant le reste de l'année, outre la pêche, la disponibilité de la terre ferme permet de développer les activités agricoles. Ces îlots forment une ceinture semi-émergée et abritent des cimetières et des lieux de cultes pour ces « homes de l'eau ».

 

Copyright